"On se sent supérieurement intelligent, mais en fait, on est dans un autre troupeau de moutons"
COMPLOTISTE
Un mot qui s'est immiscé partout au fil du temps. Sur les réseaux sociaux, dans nos discussions, dans les médias de masse ou alternatifs. Il est devenu omniprésent.
Qu'on soit clair. Être complotiste, ce n'est pas se poser des questions ou avoir des doutes.
Notez qu'ils vous répondent ceci sans prendre la peine de lire ou de vérifier ce que dit l'étude, sur quoi elle s'appuie ou qui en sont les auteurs pour savoir si leur affirmation est vraie. Non. Cette affirmation DOIT être vraie sans le moindre doute, ainsi ils peuvent tout balayer d'un revers de main.
Comment parler de scepticisme et de doute lorsque l'on ne s'emploie pas à dénicher la vérité mais uniquement à confirmer SA vérité ? 
Lorsque tout est considéré comme une preuve, y compris l'absence de preuve.
Le mot complotiste décrit un processus d'aliénation et de déni aveugle face à l'information et une vision du monde incroyablement manichéenne et simpliste.
Par ailleurs, ces dérives cognitives démontrent un lien particulièrement fort avec l'égo personnel.
Un témoignage intéressant pour illustrer cette corrélation : le témoignage de Sylvain, ancien conspirationniste. 
"J’avais vraiment l’impression d’avoir un esprit critique supérieur aux autres, d’être vraiment supérieurement informé et que les autres étaient juste un troupeau de moutons", se souvient Sylvain. C’est une logique avec des autorités qui nous cachent quelque chose pour des raisons malveillantes".
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Mais la chute fait mal. "C’est une blessure à l’ego, admet Sylvain. On se sent vraiment stupide. Pendant des années, on se sent supérieurement intelligent, on se sent au-dessus du troupeau de moutons. On se rend compte qu’en fait, on était dans un autre troupeau de moutons", sourit-il aujourd’hui.

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